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Publié le 5 Novembre 2009





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Camées























... et "silhouettes"


Origine et modèles




L’origine de l’art de l’ombre est très ancienne et certains le font remonter à la légende, racontée par Pline l'Ancien, de Dibutade, jeune fille corinthienne dessinant, sur le mur, l’ombre de son amant qui s’en va pour garder son image. Le mythe fut considéré au début XVIIIe siècle comme l’origine de la peinture et donna lieu à de nombreux tableaux (Robert Tournières  : Dibutade dessinant à la lueur d’une lampe le portrait de son amant, ou l’Invention du dessin, Paris ; École Nationale Supérieure des Beaux ). Dans certains pays les portraits dit à la silhouette, apparurent à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle.

En France, il tire son nom d’Étienne de Silhouette et le nom s erpéandit dans de nombreux autres pays. Pour certains l’origine s’explique par le fait que ses ennemis donnèrent son nom à des dessins le représentant en quelques traits, pour d’autres parce qu’Étienne de Silhouette s’amusait à dessiner les portraits de ses invités sur les murs de son château de Bry-sur-Marne.

Il est réalisé par un trait tracé autour de l'ombre projetée du visage ou du corps du sujet. Le portrait à la silhouette est un portrait de profil, sur fond blanc, réalisé soit par du papier découpé soit à l’encre de Chine. Il connut une grande vogue au début du XIXe siècle en France mais aussi en Grande-Bretagne où des artistes silhouettistes connurent une grande notorité comme en particulier le français August Edouart.



                                                                        Source : Wikipédia.

















Bague "silhouette" en églomisé


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Chaton ovale allongé orné d'un portrait d'homme en buste de profil, peint sous verre en silhouette noire sur fond or, selon la technique de l’églomisé.
Parfait état d'origine. France ou Angleterre, vers 1780.

Cette bague, d'une très grande fraîcheur, conjugue deux techniques véritablement caractéristiques de la fin du 18e siècle : la silhouette (du nom d'Etienne de Silhouette (1709-1767) éphémère contrôleur des Finances de Louis XV en 1759) et l'églomisé qui consiste à fixer sous verre une fine feuille d'or découpée et gravée.

Les silhouettes étaient souvent tracées au physionotrace, avec les sujets placés de profil, en contre-jour, derrière un écran. Le plus célèbre miniaturiste de silhouette était l’Anglais John Miers (1757-1821), joaillier installé à Leeds en 1781. Une de ses publicités en 1783 évoque la possibilité de sertir en bagues ses créations. En 1791 il s’installe à Londres, associé à John Field.
Le terme d'églomisé vient de Jean-Baptiste GLOMY, célèbre doreur parisien de la fin du 18e siècle qui fixa sous verre des feuilles d'or agrémentées de figures noires, peintes ou découpées.

                                                                   source :  Fabian de Montjoye





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Rédigé par Valérie Albertosi

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